À propos

Le Carrefour en sécurité internationale a pour objectif de structurer et rendre plus visible les expertises présentes au sein de l’UQAM en matière de sécurité, de favoriser des collaborations interdisciplinaires durables et de répondre de manière intégrée aux enjeux contemporains complexes — qu’ils soient géopolitiques, juridiques, économiques, technologiques, géologiques ou humanitaires. Le Carrefour est conçu comme un projet évolutif, ouvert et inclusif, appelé à se développer progressivement avec la contribution de l’ensemble des chercheuses et chercheurs concernés, sans cloisonnement disciplinaire.

Le Carrefour est hébergé au sein de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM). Depuis 2002, l’IEIM appuie, renforce et coordonne les initiatives de recherche, de formation et de mobilisation des connaissances des centres et chaires de recherche impliqués dans le domaine des études internationales. Pôle d’excellence bien ancré dans la communauté montréalaise, l’Institut est rattaché à la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM. L’IEIM se distingue par son caractère à la fois interfacultaire, interdisciplinaire, interuniversitaire et international. En plus de favoriser la convergence des acteurs de l’UQAM, il crée aussi des rapprochements avec des centres et chaires situés dans d’autres universités et dans d’autres pays, en plus de développer des collaborations avec des organisations publiques et privées du Québec et de l’étranger.

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Un contexte international en profonde mutation

Le contexte international actuel est marqué par une instabilité géopolitique accrue et une recomposition profonde des rapports de puissance. Deux dynamiques structurantes se dégagent particulièrement. D’une part, les États cherchent à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement stratégiques, notamment dans les secteurs de l’énergie, des technologies critiques, des semi-conducteurs, de l’aéronautique et des minéraux critiques. La pandémie, les conflits armés et les tensions commerciales ont révélé des vulnérabilités systémiques, conduisant à des politiques de relocalisation, de diversification et de réduction des dépendances stratégiques. D’autre part, on observe une autonomisation et un renforcement des industries de défense, soutenus par des investissements publics massifs, une modernisation accélérée des capacités militaires et une redéfinition des doctrines de sécurité nationale. Cette dynamique transforme les priorités budgétaires, les alliances industrielles et les équilibres régionaux.

Parallèlement, la compétition stratégique autour des ressources critiques s’intensifie, les crises humanitaires se prolongent et se complexifient, tandis que les pratiques diplomatiques sont transformées par le numérique et l’intelligence artificielle. Le droit international et les normes multilatérales subissent également des pressions importantes sous des nouvelles dynamiques migratoires. Ces transformations ne relèvent plus de champs sectoriels distincts : elles sont profondément interconnectées et exigent des analyses intégrées.